08/10/2004

le départ de monsieur M.hier, rendez-vous avec le propriét

le départ de monsieur M.
hier, rendez-vous avec le propriétaire.
formalités d'usage et petits verres.
Un moment…
Je décrispe un peu.
c'est plus fort que moi,
j'oriente la discusion :
monsieur M.
encore une fois,
ma curiosité n'a d'égale que le flou artistique
entretenu autour de monsieur M.
peu de données.
employé dans une administration.
Discret et propre,
rien à redire,
sinon…
ces drôles d'expressions laconiques…
" triste histoire ", " on a pas compris ",
" on est jamais dans la tête des gens "

monsieur M. est parti un 26 octobre,
sa clef toujours sur la serrure.
et ses chaussures…
sur le quai juste en dessous du pont de chemin de fer.
je m'y suis rendu.
pourquoi pas ?
l'endroit est particulièrement bien choisi.
à l'abri des regards, on ne le voit pas du quai.
en remontant, on aperçoit l'entrée de l'immeuble.
à une centaine de mètre à peine.
mon intuition s'est confirmée,
l'appartement est comme empreint d'un sourde tristesse,
comme un éternel ciel bas et lourd,
spleen que mes bons soins ne parviennent pas à effacer.
finalement la déco collait bien avec un dépressif,
oscillant entre le beige "vieux stimorol original"
le vert caca d'oie,
motif à fleur et rota…
et comble du bon goût :
un mur entier recouvert d'une plage avec cocotier.
à chier.
on en tue pour moins que ça.





 
















23:52 Écrit par jerome | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

Commentaires

lol t'as raison on tue pour bcp moins que ça ;)

Écrit par : imagine | 09/10/2004

... Suis pas scorpion, suis balance ;-)

Écrit par : Babylou | 09/10/2004

aaaaaaaaah bon vikend :-)

Écrit par : lena | 09/10/2004

Trauma -tisme

Écrit par : HanaeH | 11/10/2004

hiiiii aux toilettes chez une amie... la porte est une cascade... donne envie de vomir... ça tombe bien pas trop de chemin à faire... ;o))

Écrit par : valou | 11/10/2004

Face au mur, un condamné attend. Face au mur, un condamné attend.
D'une main leste, il scelle son destin en parcourant, de ses doigts, le rendu simulé d'une plage ensoleillée qu'il ne pourra jamais fouler...

Quel est ce lieu? Quel est ce vide qu'il semble combler?

L'affect est à fleur de peau...
De son geste funeste, Monsieur M. suit la trace de ces pas que la mer n'a pas encore effacé... Souvent il s'en est composé des histoires sur cette trace de vie dont la pause longue (choix prétentieux du photographe) n'a gardé qu'une empreinte dans un désert arride d'émotion.
Regarder une plage peut sembler désuet.
Regarder cette plage, c'est poser le regard sur un horizon factice...
L'horizon d'un mort en sursis...
L'horizon d'un théatre sans vie...

Écrit par : jibi | 12/10/2004

beurk ta fin ;) Regarder la plage...
En caresser l'image... sentir le grain... sentir l'horizon frémir... etc...

dis Monsieur M... risque d'avoir le bourdon pour la déco... et s'il te lit pour les images que tu lui envoies arghh !!

Écrit par : imagine | 12/10/2004

jibi m'a expliqué que Monsieur M était déjà mort... je tiens donc à m'excuser

mais je persiste, je me dis qu'il a du ressentir toutes ces mauvaises vibrations ;) !! ;)

eh oui, moi aussi je sais etre de mauvaise foi :)

Écrit par : imagine | 13/10/2004

imagine : tu vois où ces mauvaise vibrations l'on mené...
tu es pardonnée ;)
jibi : tes mots "affinent" mes pensées :))

Écrit par : jerome | 13/10/2004

de toutes les couleurs il n'y aurait à redire
sauf peut-être du kaki

et des petitsdamiers noir et blanc ...

Écrit par : xian | 14/10/2004

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