12/11/2005

 

vendredi.


Assis dans mon fauteuil rouge.
Spectateur passif du temps qui passe.
Un court répis pour ce vase clos.
Dans l'appartement transformé,
petite bougie et odeur sucrée,
mets parfumé et doux brevage :
tout est prêt.

La sonnette de l'entrée s'entête.

Et pourtant,
courte hésitation.


Il faudrai que je me lève.

Il faudra que je me lève,
il faudra que les verres tintent,
il faudra que les esprits s'embrument,
il faudra digérer cette intrusion,
il faudra oublier cette invasion.
...Premiers verres,
petites envelloppes blanches.
Lames acérées et géométrie appliquée.
Les regards anxieux se transforment.
Regards complices, appuyés.
déliage de langue.
accélération, suivre, ne rien louper,
boulimie.


l'appartement,
ce sanctuaire,
cette partie de moi,
que je chéri de plus en plus,
liens étroits, resserés.
liés ?
supportera-t-il ?
ce surplus de sens,de vie.
Plus qu'il n'en a jamais eu.


me lèverai-je ?






12:28 Écrit par jerome | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

bonjour ! Très visuel ce que tu écris, j'ai l'impression d'être dans un film.
C'est prenant.

Écrit par : longuesjambes | 12/11/2005

merci, les images qui m'inspirent sont -effectivement- d'une précision chirugicale. Autant de souvenir gravés dans le marbre.

Écrit par : jerohm | 12/11/2005

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