24/11/2005

 

Vous avais-je déjà parler de monsieur M. ?


j’avais quasi cessé de penser à lui.
je continuais bien à accumuler dans une pièce,
petit à petit toutes ces affaires abandonnées,
regroupées en une sorte petit mausolée où,
assis au milieu de la pièce,
je reconstruirais des bribes de sa vie.
cela me procurais une sorte d’état second.
Tout cela me semblais
- du moins sur le moment -
prendre moins de place dans ma vie
le courrier, par exemple, ne m’obsédais plus
au point de le guetter journalièrement,
le moindre mouvement de la boîte aux lettres
de manière compulsive,
cet amour fou et impossible
- du moins l’imaginai-je
de cette belle épistolière,
avait mené Monsieur M. jusqu'à la folie
je l’imaginait s’emparant de lui insidieusement
jusqu'à le mener au geste ultime.
Fatale attraction,
Et, le pire, c’est que quelque part,
j’admirai, j’enviais cet homme.
Tel un absolu fait homme.





10:20 Écrit par jerome | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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