29/11/2005

 

vaines Paperasseries,


Parmi les quelques parutions
Dont les abonnement couraient toujours
Et qui m’arrivaient encore :
Un catalogue de matériel de chasse,
Un d’habillement... pratique diront-nous
Et divers quotidiens de tous horizons,
Plus une curieuse brochure :

« le club des amis défenseurs d’une grammaire,
d’une ponctuation et d’une forme textuelle débridée et hasardeuse »


La brochure, six feuilles a4,
pliées en deux et agrafées un fois
Faisait pauvre figure.
Elle en était à sa 21ème parution semestrielle.
ses lecteurs rédigaient réfulièrement
Mais la feuielle de chou comprenait également quelques articles de fond, d’auteur maison.
Entre pamphlet et essai,
Causticité et humour noir,
Sur les règles qui régissent l’écriture...Le ton se voulait plutôt potache
Et il l’était, à cela près,
Que l‘on sentait tout ce petit monde
le prendre de très haut,
Peut-être avant tout comme justification
à leurs propres lacunes.
J’adhérais sur le champ.




08:49 Écrit par jerome | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28/11/2005

 

Aujourd’hui,


Je réglais cependant toujours les factures en son nom.
Ce qui m’évitait de douloureuses journées administratives
avec leurs files interminables
et leurs employés bornés et faméliques.
J’avais du pour cela laisser l’appartement à son nom
Sur la boîte aux lettres de même que sur la sonnette.
Les rares courriers qui arrivait encore en son nom
Dénotait -comme tous ces objets- d’un goût trop
kitsh et hétéroclite pour être amassé
au hasard de brocantes,
Je soupçonnais une action délibérée,
Tous ces objet choisi sciemment.
Je lui attribuais même une sorte d’humour décalé.






12:14 Écrit par jerome | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

24/11/2005

 

Vous avais-je déjà parler de monsieur M. ?


j’avais quasi cessé de penser à lui.
je continuais bien à accumuler dans une pièce,
petit à petit toutes ces affaires abandonnées,
regroupées en une sorte petit mausolée où,
assis au milieu de la pièce,
je reconstruirais des bribes de sa vie.
cela me procurais une sorte d’état second.
Tout cela me semblais
- du moins sur le moment -
prendre moins de place dans ma vie
le courrier, par exemple, ne m’obsédais plus
au point de le guetter journalièrement,
le moindre mouvement de la boîte aux lettres
de manière compulsive,
cet amour fou et impossible
- du moins l’imaginai-je
de cette belle épistolière,
avait mené Monsieur M. jusqu'à la folie
je l’imaginait s’emparant de lui insidieusement
jusqu'à le mener au geste ultime.
Fatale attraction,
Et, le pire, c’est que quelque part,
j’admirai, j’enviais cet homme.
Tel un absolu fait homme.





10:20 Écrit par jerome | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |